Le mardi 14 avril, Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a manifesté sa déception face à la décision du gouvernement de renoncer à la proposition de loi portée par Gabriel Attal. Son objectif était d’autoriser le travail le 1er mai dans des secteurs comme la boulangerie ou la pâtisserie.
Sur RTL, elle a déclaré : "Cette situation est un échec de la concertation, elle illustre un manque de dialogue persistant." Braun-Pivet a ajouté que "l’idée de permettre à nos boulangers de travailler ce jour-là est sur la table depuis plus d'un an, et la responsabilité de ce fiasco incombe pleinement au gouvernement, qui n’a pas engagé de discussions auprès des syndicats, alors qu’il en avait largement le temps."
Des débats qui ne passent pas
La proposition de loi, critiquée par de nombreux syndicats, visait à permettre l’ouverture des commerces de bouche à proximité, mais aussi des lieux culturels tels que cinémas et théâtres le 1er mai. Toutefois, la motion de rejet a permis que le texte ne soit même pas soumis à une première lecture par les députés.
“Je suis exaspérée par le manque de dialogue dans notre pays. Comment réformer sans une vraie discussion ? Il est impératif d’adopter une méthode plus collaborative”, a souligné Braun-Pivet.
"Il faut négocier avant, écouter le Parlement et les organisations syndicales", a-t-elle clamé sur RTL.
Gabriel Attal, ancien premier ministre, a également critiqué cette abandon et a insisté sur la nécessité de revenir sur les causes de cette situation, révélatrice des blocages systémiques que rencontre le pays.







