Denis Kapoustine, un général russe champion de MMA et chef militaire allié à Kiev, a été annoncé mort le 27 décembre 2025. Pourtant, Kiev a révélé que cette information était une ruse destinée à débusquer des agents russes cherchant à le faire assassiner.
Dans une déclaration le 1er janvier 2026, le service de renseignement militaire ukrainien (GUR) a précisé que la « mort » de Kapoustine n’était qu’un leurre minutieusement orchestré pour identifier ceux qui avaient mis à prix sa tête. Initialement, le Corps des Volontaires Russes (RDK) avait annoncé qu'il avait été tué par un drone près de Zaporijjia, et que sa perte avait suscité de nombreuses réactions.
Dans un échange vidéo, le chef du GUR, Kyrylo Boudanov, a chaleureusement accueilli le général de retour parmi les vivants, en déclarant : “Félicitations pour ton retour à la vie, cela fait toujours plaisir.” Kapoustine, pour sa part, a exprimé son désir de reprendre du service sur le combat, déterminé à poursuivre ses actions en faveur de l'Ukraine.
Ce stratagème a permis de révéler des agents spéciaux russes impliqués dans une tentative d'assassinat, avec un montant de 500 000 dollars déjà alloué pour réaliser ce crime. “Nous avons également reçu la somme d’argent destinée à cet assaut,” a affirmé un responsable du GUR, soulignant l’efficacité de cette opération.
Kapoustine est une figure controversée, ayant un passé lié aux mouvements extrémistes en Russie. Avant l’invasion de l'Ukraine, il s'était installé dans le pays, où il a fondé une organisation de combats et une marque de vêtements. Son engagement militaire a pris de l'ampleur lorsque son unité a mené des opérations en territoire russe, attirant l'attention des médias et des analystes, notamment France 24 et Le Monde, qui ont relaté son cheminement tumultueux.
Cela n’est pas un cas isolé : en mai 2018, les services de renseignement ukrainiens avaient déjà simulé la mort d’un journaliste russe, Arkadi Babtchenko, pour empêcher une tentative d’assassinat par le Kremlin. Ce précédent avait provoqué de vives critiques internationales, soulevant des questions sur l'éthique des opérations clandestines.
Ce nouvel épisode souligne la complexité des enjeux de renseignement dans le conflit, alors que les deux camps se livrent à des stratégies audacieuses et parfois provocantes pour prendre l’avantage sur l’autre. Le fait que l’Ukraine recoure à de telles manœuvres témoigne de la profondeur du défi sécuritaire qu’elle affronte aujourd’hui.







