Le chef étoilé Yannick Alléno a récemment exprimé son indignation face aux décès causés par des comportements irresponsables au volant, en particulier sous l'emprise de l'alcool ou de drogues. Son fils, Antoine, a tragiquement perdu la vie en mai 2022 à Paris, frappé par un conducteur ivre récidiviste. Pour soutenir sa cause, Alléno a organisé un événement marquant sur l'Arc de Triomphe, où un message puissant a été projeté : "2036. N'attendez pas 10 ans pour fêter votre prochain réveillon." Ce chiffre fait référence à la peine de 10 ans de prison encourue pour les délits d'homicide routier, récemment inscrits dans la loi qui définit ces actes comme de véritables homicides criminels.
"Aujourd'hui, ce n'est plus un accident, mais un homicide lorsque l'on tue sur la route en étant sous influence," a déclaré Alléno lors d'une interview avec ICI Paris Ile-de-France. Son objectif est de provoquer une prise de conscience collective sur la gravité des conséquences de ces comportements. L'année dernière, plus de 700 jeunes de moins de 24 ans ont perdu la vie sur les routes françaises, des chiffres que l'expert maritime et membre de la Ligue de sécurité routière, Jean-François Debat, estime encore trop élevés.
Au-delà de l'aspect légal, Alléno met en lumière l'importance du respect des autres usagers de la route, en particulier les plus vulnérables comme les cyclistes et les utilisateurs de trottinettes. "Il ne s'agit pas seulement de règles de conduite, mais d'une question de responsabilité sociale et de considération," a-t-il rajouté.
Les changements législatifs apportés depuis la création du délit d'homicide routier représentent une avancée notoire. Auparavant, le traitement des infractions routières n'impliquait qu'une peine moyenne de 21 mois avec sursis. Désormais, la justice a les outils pour faire face à la criminalité routière avec des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement ferme.
Yannick Alléno, devenu un fervent défenseur de la sécurité routière, souhaite susciter des débats et des réflexions autour de cette problématique sociétale. Pour lui, il est crucial que chaque citoyen prenne conscience que la route appartient à tous et que la sécurité de chacun dépend effectivement des décisions individuelles. Les comportements doivent changer, et il est temps que les autorités renforcent les mesures de prévention et de répression pour sauvegarder l'avenir de notre jeunesse.







