Ce mardi 16 juin, Jérôme D., âgé de 52 ans, comparaît devant la cour d'assises de la Somme pour le meurtre de sa compagne Jennifer, de leur enfant de trois ans, et de sa belle-sœur Amélia, tous retrouvés morts en 2022 dans leur appartement à Amiens.
Bien qu'il admette avoir été l'auteur des meurtres, Jérôme D. conteste fermement les accusations de viol qui lui sont également reprochées. Dans ses déclarations, il évoque un épisode tragique et dit avoir "pété un câble" lors d'une dispute avec sa compagne, un incident qui a mené à son premier acte meurtrier.
"C'est terrible, (...) on a l'impression que j'ai fait un lynchage collectif. Plusieurs facteurs ont contribué à me faire descendre dans l'horreur, je me suis pris sauvagement aux victimes," a-t-il confié en s'exprimant sur le drame.
L'étouffement tragique de l'enfant
Le petit garçon de trois ans aurait été étouffé avec un oreiller après que son père lui ait préparé un petit déjeuner tranquille. Lors de cet interrogatoire, Jérôme se remémore les moments avec son fils, révélant : "Je l'adorais, c'était mon petit dieu." Le président du tribunal l'interroge, lui demandant : "Pourquoi l'avoir tué ?" La réponse de l'accusé est déchirante : "C'était une fin de non-retour, je voulais aussi partir..."
Ce parcours meurtrier, selon l’enquête, s’est déroulé entre le 8 et le 14 avril 2022. Après avoir tué sa compagne, Jérôme a subi un coup de folie, désespéré et sans ressources, ayant connu des problèmes de santé mentale et d'addiction à l'alcool, ainsi qu'une récente condamnation pour escroquerie à l'assurance liée à son bar à Amiens, la résidence de Jennifer.
De son côté, l'avocate des parties civiles a fait valoir : "Il se souvient de détails flous sur les crimes mais est très précis sur ses consommations d'alcool et les messages envoyés avant les actes. C'est suspect. La mémoire semble étrangement sélective."
Une tentative de suicide avant l'accident
Dans un acte désespéré, il aurait provoqué un accident de voiture dans l'espoir de mettre fin à ses jours. Hospitalisé dans un état grave, il n'a pu être placé en garde à vue que deux semaines plus tard, rendant l'affaire encore plus tragique.
L'avocate de la défense, Me Zanovello, a souligné la bipolaire de l'accusé et a noté qu'il avait cessé de prendre son traitement, le remplaçant par l'alcool. Cette absence de soins aurait contribué à sa dégradation psychologique, le menant à ces actes de violence inouïs.
Alors que le processus judiciaire se poursuit, l'affaire continue de secouer l'opinion publique en France, soulevant des questions de santé mentale et de violence familiale. Pour en savoir plus sur l'impact de ces tragédies, nous nous tournons vers des experts en criminologie et en psychologie qui exploreront les implications de ce drame et ses répercussions sur la société.







