Face à des prix immobiliers élevés et des taux d’intérêt en hausse, l'achat d'une résidence principale reste un défi en 2025/2026. Si vous envisagez votre première acquisition, sachez que le coût va au-delà du prix d'achat. Heureusement, plusieurs mesures publiques et locales sont encore en place cette année pour alléger votre facture. Voici cinq dispositifs essentiels qui peuvent faire la différence.
1. Le Prêt à Taux Zéro (PTZ)
Le PTZ est un prêt sans intérêt, soutenu par l'État, destiné à faciliter l'achat d'une première résidence principale, en complément d'un emprunt classique. Sont éligibles les personnes qui n'ont pas été propriétaires de leur logement principal au cours des deux dernières années et dont les revenus respectent des plafonds définis. Ce prêt peut financer des logements neufs ou anciens nécessitant des travaux. Depuis avril 2024, il est accessible partout pour le neuf, alors qu'auparavant seules certaines zones étaient concernées. Pour l'ancien, il demeure disponible si au moins 25 % du coût est alloué à des travaux d'amélioration.
Le montant du PTZ dépendra des revenus du foyer, du nombre de personnes à charge, de la localisation et du prix d'achat du bien. Le remboursement s'étale sur 20 à 25 ans, avec une période de différé allant de 5 à 15 ans selon les revenus. Pour en bénéficier en 2025/2026, vérifiez votre éligibilité, puis choisissez une banque ayant signé une convention avec l'État, et préparez un dossier complet.
2. Le Bail Réel Solidaire (BRS)
Le BRS permet aux ménages modestes d'accéder à la propriété à un coût réduit, garantissant ainsi l’accession sociale à la propriété. Ce dispositif se base sur le principe de séparation entre le terrain, loué à un Organisme de Foncier Solidaire (OFS), et le bâtiment. Cela permet une réduction du coût d'acquisition de 30 à 50 % par rapport au marché.
Pour en bénéficier, il faut être primo-accédant et respecter les conditions de ressources correspondantes au Prêt Social de Location-Accession (PSLA). De plus, l'achat doit se faire auprès d'un promoteur reconnu par un OFS. Consultez le site de votre OFS local pour en savoir plus.
3. Le Prêt Social de Location-Accession (PSLA)
Le PSLA se déploie en deux phases : initialement, l'acquéreur occupe le logement en tant que locataire-accédant et, après avoir levé l'option d'achat, il devient pleinement propriétaire. Durant la phase locative, un contrat est signé avec un opérateur agréé, impliquant une redevance mensuelle composée d'une part locative et d'une part acquisitive.
Ce dispositif est disponible pour les primo-accédants respectant les plafonds de ressources, et l'achat doit être effectué sur un bien agréé, que ce soit un logement neuf ou un bien construit par un opérateur agréé dans une commune éligible. Renseignez-vous sur les sites des promoteurs pour constituer votre dossier d'éligibilité.
4. La TVA réduite à 5,5 % dans le neuf
Pour certains programmes immobiliers neufs, il est possible de bénéficier d'une réduction de la TVA à 5,5 %, au lieu de 20 %. Cette mesure impacte significativement le coût d'acquisition, notamment dans les zones de rénovation urbaine.
Pour profiter de la TVA réduite, l'achat doit concerner un logement neuf, servant de résidence principale, et situé dans une zone spécifique. Assurez-vous de respecter les plafonds de prix et de ressources avant de monter votre dossier d'achat.
5. Exonération ou réduction des droits de mutation
Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) sont des frais notariaux calculés en pourcentage du prix d'achat. Pour les primo-accédants, certains départements proposent une exonération totale ou partielle de ces frais afin de favoriser l'accès à la propriété.
En moyenne, ces droits représentent 5 à 6 % du prix du bien. Par exemple, pour une acquisition de 200 000 euros, cela peut atteindre jusqu'à 12 000 euros. Pour savoir si vous êtes éligible à ces avantages, renseignez-vous auprès de votre département, car ces exonérations peuvent être temporaires et soumises à certaines conditions d'occupation.







