Essentiel
Le président Donald Trump a confirmé, samedi 23 mai, un accord négocié avec l'Iran. Ce dernier, qui reste à finaliser, évoque la réouverture du détroit d'Ormuz et le dégel des avoirs iraniens, jusqu'alors sous embargo américain.
Ce développement pourrait-il marquer la fin d'un conflit ? "Un accord a été largement négocié et attend sa finalisation," a écrit Trump sur son réseau Truth Social. À la surprise générale, l'Iran semble également soutenir cette version, éveillant des espoirs. Mais que contient réellement cet accord ?
Au cœur des négociations se trouve le détroit d'Ormuz, bloqué depuis le début du conflit, freine l'économie mondiale et entraînant une flambée des prix des carburants. Ce passage stratégique, essentiel au transport de 20 % du pétrole mondial, devrait être rouvert, bien que les modalités restent à définir.
Pas d'accord sur le nucléaire
L'accord inclut également le dégel d'avoirs iraniens, estimés à plusieurs milliards de dollars, actuellement bloqués par des sanctions. Selon Le Parisien, ce dégel pourrait permettre à l'Iran de reconstruire ses infrastructures et de renouveler ses forces militaires, bien que cela ait été imposé comme une condition sine qua non de l'accord.
Pourtant, les discussions sur un éventuel projet nucléaire sont en suspens. CBS News rapporte que l'accord semble ignorer cette question cruciale, une position confirmée par Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Donald Trump, quant à lui, a insisté sur la nécessité de freiner les ambitions nucléaires de Téhéran, plaçant la récupération de l'uranium enrichi au cœur de ses priorités.
Actuellement, cette entente pourrait être perçue comme un revers pour Trump, qui avait appelé ouvertement les Iraniens à renverser leur gouvernement, sans succès. En dépit d'un cessez-le-feu signé le 8 avril, les discussions n'ont pas mené à une levée des sanctions. En somme, l'accord pourrait offrir une lueur d'espoir, mais les incertitudes demeurent prégnantes.







