Le tragique décès d'un migrant à Calais, survenu le jour de la Saint-Sylvestre, a attiré l'attention sur la difficile réalité des personnes sans-abri dans la région. Selon le parquet de Boulogne-sur-Mer, l'homme a été retrouvé en hypothermie dans la rue. Bien qu'il ait été transporté conscient à l'hôpital, il n'a pas survécu à l'arrêt cardiaque qui a suivi.
Son identité reste inconnue, mais des témoins et des membres de l'association Salam rapportent qu'il était un habitué des rues de Calais, où il aurait vécu pendant de nombreuses années. Les températures glaciales qui sévissent dans le Pas-de-Calais, aggravées par le plan grand froid mis en place depuis Noël, rendent la survie de ces personnes encore plus précaire.
Une autopsie a été ordonnée pour déterminer les causes exactes de la mort, compte tenu du jeune âge de la victime. Selon des études récentes de l’INSEE, le nombre de sans-abri en France a augmenté ces dernières années, passant de 143 000 en 2012 à plus de 300 000 en 2022, un chiffre inquiétant qui soulève de nombreuses questions sur l'efficacité des politiques publiques en matière d'hébergement et de prise en charge des plus vulnérables.
Des experts en matière de droits de l’homme, comme Isabelle Lagrange du réseau d’associations « Droit au Logement », soulignent l’urgence d’une réponse collective et coordonnée pour éviter d’autres tragedies. « La souffrance de ces individus est trop souvent invisibilisée », déclare-t-elle. L'accumulation des drames humains reste une réalité tragique, appelant à des actions significatives pour protéger ceux qui sont laissés pour compte.







