L'avocat de la famille de Lyhanna, Me François Roujou de Boubée, a exprimé la nécessité de doter la justice de ressources adéquates lors d'une conférence de presse tenue devant la mairie de Fleurance, dans le Gers. Contrairement aux propositions de réforme de la justice avancées par le gouvernement, il a insisté sur l'importance d'ajouter des moyens concrets.
« Les moyens alloués à la justice constituent le vrai cœur du problème dans le dossier de Lyhanna », a souligné Me Roujou, s’adressant à Emmanuel Macron, qui a écarté l'idée des limitations budgétaires dans cette affaire. « Par ma voix, cette famille en deuil souhaite discuter des vraies responsabilités, celles liées aux moyens accordés à la justice, car il s'agit bien du vrai cœur du problème », a-t-il déclaré, en référence à la tragédie survenue après la découverte du corps de la collégienne de 11 ans, disparue pendant six jours.
« Après ce drame, la question se pose : comment cela a-t-il pu se produire ? », a-t-il questionné devant la presse. « Accordez à la justice les moyens de bien faire son travail », a-t-il martelé, ajoutant que « si la justice avait bénéficié de ressources plus importantes, ce drame aurait peut-être pu être évité. »
Il a également précisé : « Nous ne cherchons pas de nouvelles lois ni de réformes, mais plutôt des moyens concrets et leur efficacité. » Pour lui, la proposition d’examiner les 70 000 plaintes pour viol et agressions sexuelles sur mineurs actuellement en enquête, comme l’a suggéré Gérald Darmanin, revient à « de la poudre de perlimpinpin », qualifiant cette démarche d'inefficace face aux enjeux réels.
Ce plaidoyer de l'avocat vient à un moment critique où la société française s'interroge sur l'efficacité de son système judiciaire à prévenir des tragédies similaires. Le débat autour des ressources et l'efficacité de la justice continuera probablement d'enflammer les discussions publiques et politiques dans les jours à venir.







