Le 3 janvier, la FAA a prohibé les vols des compagnies aériennes américaines dans l'espace aérien des Caraïbes, citant des risques en raison des opérations militaires en cours, particulièrement avec les récents bombardements au Venezuela. Cette décision fait suite à une offensive majeure lancée par les États-Unis, qui aurait entraîné des annulés significatives de vols vers des destinations comme Porto Rico et Aruba.
Donald Trump a affirmé que les forces américaines avaient capturé et exfiltré Nicolas Maduro, intensifiant ainsi la situation déjà tendue. Selon les données de FlightAware, de nombreuses compagnies ont dû annuler des dizaines de vols. Par ailleurs, la compagnie Air France, pour des raisons de sécurité, a suspendu brièvement ses liaisons vers Saint-Martin, Pointe-à-Pitre et Fort-de-France avant de les reprendre l'après-midi même.
Les analystes s’interrogent sur les implications de ces actions. Pierre Dubois, expert en relations internationales, souligne que cette interdiction pourrait témoigner d'une escalade dangereuse des tensions dans la région. « Les Caraïbes, traditionnellement considérées comme une zone de transit aérien, sont désormais embrassées par l'incertitude géopolitique », déclare-t-il. En outre, les compagnies aériennes doivent aussi se préparer à des coûts supplémentaires liés aux déviations de route imposées par ces restrictions.
Cette décision n’est pas sans rappeler la dernière crise en 2019, lorsque les tensions politiques au Venezuela avaient déjà entraîné des restrictions similaires, soulignant une dynamique récurrente dans les relations entre les États-Unis et le Venezuela, ainsi que leurs répercussions sur le trafic aérien dans les Caraïbes.







